13/08/2022 - 15/03/2022 Atelier de 3 jours

A5Apprendre et cheminer avec les primoarrivants non francophones

Celui qui ne peut habiter nulle part habite la relation

Atelier annulé

Danièle CRUTZEN, directrice d’un centre d’accueil pour mineurs étrangers non accompagnés

 

 

Public

Toute personne en lien avec des primo-arrivants non francophones.

 

 

Matériel demandé

Un carnet d’écriture.

 

 

Descriptif

Le dispositif propose de cheminer ensemble dans l’intimité du processus interlinguistique et interculturel en empruntant la voie de l’écriture.

Pourquoi ? 

Parce que les dissonances culturelles, si elles ne sont pas prises en compte, mettent les allophones dans une posture d’incompétence non verbale préjudiciable au développement de leurs capacités langagières.
Parce que, dès le plus jeune âge, nous sommes conditionnés par notre bain linguistique et par des ancrages que nous intégrons de manière informelle et inconsciente.
Parce que les chorégraphies linguistiques et culturelles qui nous entourent agissent comme de véritables grammaires cachées, qu’il s’agit d’apprivoiser et d’apprendre à expliciter.
Parce que ces conditionnements précoces nous habitent, la plupart du temps, à notre insu et que les identifier contribue à nous rendre plus efficaces dans la relation pédagogique, à créer les conditions d’une meilleure inclusion scolaire.
Parce que la décentration linguistique et culturelle nécessite un temps exploratoire intime, que le temps scolaire permet peu ou pas.

Comment ?

Par la pratique d’exercices de décentration, par la voie d’une écriture personnelle, par une analyse réflexive collective :
– nous croisons les regards sur les implicites scolaires ;
– nous travaillons notre capacité à percevoir des dissonances implicites dans nos pratiques ;
– nous développons une posture professionnelle davantage inclusive ;
– nous co-construisons et orientons le dispositif en fonction de nos besoins, de nos ressources, questionnements et contextes de travail.
Le cadre RPé autorise et favorise la décentration en tant que posture professionnelle : le dispositif s’y inscrit comme un processus exploratoire – en soi – de ce qui peut résonner (raisonner) dans l’écoute d’autres façons de percevoir et de dire le monde.
Le dispositif balise le cheminement, dans le respect des personnes et du groupe, dans une réflexion en miroir de nos rencontres et de nos apprentissages, dans le partage de nos zones sensibles et de nos précarités, dans la valorisation de nos ressources et découvertes professionnelles.

Méthode

Inspiré par nos rencontres avec des élèves non francophones, l’atelier propose de travailler la compétence de décentration en explorant notre propre précarité intérieure et en la transformant en ressource créative. Il s’agit de traverser des mises en situation dissonantes, de faire des liens avec nos expériences pédagogiques, de prendre le temps de les élaborer en s’appuyant sur diverses techniques d’écriture.
À partir d’exemples de dissonances linguistiques et culturelles, des mises en situation stimulent notre résilience créative ; des phases d’écriture nous aident à nous décentrer ; des temps de réflexion collective mettent en scène nos enjeux en matière d’inclusion et d’apprentissage.
Chaque participant(e) élabore par étapes la trace de son cheminement et repart avec son carnet de voyage intérieur.

 

Repères théoriques

Jean Furtos – Clinique de la précarité

Margalit Cohen Emerique – Communication interculturelle

 

Les inscriptions sont clôturées